dimanche 13 janvier 2019

La grande traversée du Tamil Nadu en ambassador classic : testée et approuvée par InDi

Le fil rouge de ce voyage sur mesure propose une immersion de 13 jours dans l'Inde rurale au rythme d'une une berline familiale autrefois prisée dans les milieux aisés et qui s'est construite pendant près de 60 ans en Inde. Voyager dans le Tamil Nadu, c'est avant tout un voyage culturel, la découverte d’une Inde authentique ayant conservé les fondements de sa culture, rurale et tropicale ou la beauté des Indiennes tamoules drapées dans leurs saris aux couleurs vives dans le vert des rizières ne vous laissera pas insensible. L'Inde du Sud est à notre sens une destination à part entière et appropriée aux voyageurs qui se risquent en toute autonomie pour la première fois en Inde. Loin du tourisme de masse, des sollicitations permanentes, des foules, de la circulation anarchique et polluante des grandes métropoles indiennes, nous vous proposons ce circuit de 1 500 km parmi les paysages ruraux de l'unique Etat du Tamil Nadu. Un partage de bons plans ou nous nous laissons facilement entrainer, immerger dans la culture hindoue depuis une 20e d'années, toujours  dans l'esprit des "tamil solidarity trips" à bord d'une ambassador classic. Un choix de motorisation délibéré favorisant le "slow time" car il reste à nos yeux un symbole fort d'un mode de vie comme la  Royal Enfield l’est pour les motards, pas uniquement issu du passé, mais au même titre que le port du Sari pour la femme indienne caractérise une certaine identité. Le tamil Nadu n'est pas une destination balnéaire comme peut l’être le Kerala, mais on y trouve quelques plages agréables que nous vous invitons à fouler du pied le sable au large de Rameswaram, à la pointe extrême de l'île. Cet Etat, bien qu’authentique est très différent du reste de l'Inde ou s’y concentre une ferveur religieuse par ailleurs inégalée au kilomètre carré, enrichissant l’aspect culturel et architectural de par la présence de plus de 30 000 temples à la majorité colorés, dominés de gopurams chargés de sculptures racontant histoires et scènes de la vie quotidiennes ou légendaires. Si comme en d’autres lieux en Inde le lâcher-prise doit être de rigueur pour une optimale immersion, il n’en sera que plus facile dans cette partie de l’Inde qui bien qu'étant le berceau des fondements de la culture indienne, les populations y sont tout particulièrement accueillantes pour le voyageurs curieux et respectueux des us & coutumes. Vous resterez fasciné par ces regards énigmatiques et perçants éclairant des visages sombres lorsque dans une atmosphère irréelle d’un temple ou entre odeurs d’encens et de jasmin, vous vous prêterez à une bénédiction de Ganesh, d'un vrai éléphant pour l’occasion, en échange de quelque pièces. Cette traversée du pays sur fond de décor le Golfe du Bengale, du Cap Comorin à la pointe sud de la péninsule jusqu'à Chennai au nord capitale du Kollywood (pendant du Bollywood en langue tamoul), allie approche mystique à Rameshwaram par exemple et parfum de nostalgie d'anciens comptoirs français et danois. Malgré de nombreuses réponses qui vous seront données au gréé des rencontres extraordinaires que vous ferez, vous serez saisi par une envie du "revenons-y" car encore une fois votre curiosité n'y sera jamais totalement satisfaite, les mystères jamais totalement élucidés, la fascination jamais totalement assouvie. Des plaines du Tamil Nadu, outre la chaleur, restera dans vos yeux la multitude de Temples gigantesques avec leurs Gopurams ornés de dieux multicolores, cela loin des clichés habituels présentant une Inde envahie de touristes en quête d'exotisme parmi les Palais de Mahârajà que bon nombre de vos amis s'empresseront de vous décrire.
(Pour un affichage des visuels dans de bonnes conditions : clic droit sur la photo, puis ouvrez le lien dans une nouvelle fenêtre, vous pourrez ainsi l'agrandir selon vos désirs)


Jour 0 : Samedi, départ de Paris pour Trivandrum (Thiruvanathapuram) au Kerala, à 90 km du Cap Comorin de notre point de départ du circuit (soit 3 heures). La prise en charge par notre chauffeur régulier se fait à l'aéroport qui se trouve être à environ 35 km de la frontière du Tamil Nadu.

Jour 1 : Dimanche, BANGALORE/KANYAKUMARI

Départ pour l'hôtel Sparsa 6/112 B, Beach Road, Near Sunset point, Kanyakumari, Tamil Nadu, soit 92 km - env 2h50 de route. Kânyâkumâri (le cap de la jeune fille), plus connue sous le nom de Cap Comorin, constitue l'extrême pointe sud de l'inde et est le point de rencontre de la mer d'Oman, du Golfe de Mannar et de l'Océan Indien. Si le temps le permet (heure de départ), visite sur le trajet du palais du 16e siècle de Padmanabhapuram (Tamil Nadu).
Lieu idéal pour admirer levers et couchers de soleil sur ces 3 mers qui s'y rencontrent. L'immense et imposante statue représentant Thiruvallavar, poète du 1er siècle av. J-C, unanimement vénéré par les indiens reste le cliché omniprésent des voyageurs qui déposent leurs valises en ce magnifique lieu. Les cendres de Gandhy y furent aussi répandues et un mémorial s'y visite.

Jour 2 : Lundi, KANYAKUMARI/KALUGUMALAI/MADURAI

Départ pour Madurai où plus précisément l'hôtel Park Plaza, 114-115, West, Mela Perumal Maistry St, Madurai Main, Madurai, Tamil Nadu 625001,  soit à 255 km - env 4 h 50 de route, avec 1 point d'étape majeur qui manquera cette journée : la visite du site jaïn de Kalugumalai dans le district de Thoothukudi. Sur la route principale menant à Madurai, une 50e de kilomètres après Tirunelveli (soit à 137 km au nord de Kanyakumari et 118 au sud de Madurai), au prix d'un crochet nous invitons les voyageurs véhiculés à admirer le remarquable temple excavé de Kalugumalai, réplique très modeste du Kailash d'Ellora dans l'Etat du Maharashtra. A proximité immédiate de ce gros village se dresse une colline granitique au dos arrondi que l'on gravit par des marches taillées dans le rocher. Les Pandyas, au 8ième siècle, creusèrent verticalement le rocher pour y édifier des sanctuaires sur le principe de la découpe (par diminution). Si on a pu comparer cette réalisation au célébrissime temple monolithique de kailasha d'Ellora du sud pourtant moins vaste et complexe que son cousin du Maharashtra, le site de Kalugumalai (கழுகுமலை) demeure quand même impressionnant et mérite le détour. 
En suivant le flanc de la montagne sculptée d’innombrables bas-reliefs jaïns (la plus forte concentration au Tamil Nadu), vous atteindrez un deuxième temple, plus haut sur la colline, qui à l'inverse du précédent se trouve creusé dans le rocher, uniquement composé de deux salles reliées par un boyau qu'on ne peu emprunter qu'a quatre pattes ou accroupi. Une des salles n'est autre qu'une ancienne caverne naturelle utilisée pour la méditation, dont la hauteur est inférieure à 1,80 m, d'une superficie de l'ordre de 6 m2 et dont la voute sert de point d'accroche à plusieurs dizaines de chauves-souris (claustrophobes s'abstenir). 
Bien que ce site est abrité le plus important monastère Jaïn du Tamil Nadu entre le 8ième et le 12 ième siècle, la quasi disparition du monastère dès le 13ième siècle et du culte en cette région demeure un mystère. Bien qu'étant en milieu rural, la proximité d'une importante route commerciale (nord/sud), de la capitale des Pandyas (Madurai) avait fait de cet endroit un centre d'activité majeur tant sur le plan sociétal, politique et religieux (bien loin de ce que c'est aujourd'hui). Les premières traces (inscriptions) datent du 4ième siècle et tout comme à Mahabalipuram subsiste un temple monolithique inachevé laissant aux autochtones le moyen d’échafauder plusieurs légendes. L'une d'elle raconte qu'un des rois Pandya demanda à un sculpteur de lui faire un temple sur les contreforts de cette colline. Ce dernier choisi un endroit et commença à creuser, tailler la roche et à faire émerger le futur temple. Le fils sculpteur désavouant l'emplacement choisi par son père ne participa au chantier et démarra en opposition à son père dans le secret son propre projet. Soucieux de rester jusqu'au bout discret il faisait en sorte que chacun de ses coups de burins correspondent à ceux de son père, laissant croire que sur cette colline seul un temple était en construction. Hélas, un jour le père vain à connaitre la désobéissance de son fils, de cette supposée concurrence et entra dans une telle colère qu'il jeta son burin à la gorge de son fils qui mourut. Le travail du fils resta ainsi inachevé et le temple en son état actuel (info ou intox).
C'est en fin d'après midi, qu'en cette deuxième journée indienne vous pourrez poser vos valises à Madurai pour 2 nuits dans l'hôtel disposant d'une terrasse panoramique sur le grand temple de Meenakshi. Si la fatigue du voyage ne se fait ressentir, avant l'arrivée à Madurai (8 km au sud), vous pouvez vous arrêter à Tiruparankundram ou un superbe temple est construit à flanc de montagne. Outre le temple, vous avez la possibilité de grimper tout au haut de la colline a l'aide d'un escalier creusé dans le rocher, parmi les singes et suivant l'heure d'y assister au coucher de soleil profitant d'une vue panoramique exceptionnelle.

Jour 3 : Mardi, MADURAI

Deuxième ville du Tamil Nadu parmi les plus anciennes (plus de 2500 ans), Madurai reste un grand centre religieux abritant le plus impressionnant temple shivaïte du pays construit au 13ième siècle, celui de Meenakshi (la déesse aux yeux de poisson), épouse de Shiva. Ce temple au 11 gopurams multicolores (dont 4 font 60 m de haut) se retrouve être totalement dénaturé de par un tourisme de masse hors norme (plus de 10000/jour). A ne pas rater chaque soir le rituel consistant à transporter Shiva (de la partie interdite aux non-indous) jusqu'au sanctuaire de Meenakshi (allias Parvati) afin que les époux passent la nuit ensemble. La visite ne peut se faire qu'avec le respect d'un dress-code ad hoc. Hors la visite du Temple, ne pas oublier de passer par le Pudu Mandapa, ancien temple du 10ième siècle devenu aujourd'hui un vaste centre commercial dédié aux tailleurs car la ville est reconnue pour la qualité de ses textiles et de ses couturiers. Si c'est l'inde authentique, sans retenues, ouverte à l'autre que vous recherchez, éloignez vous du temple et dirigez-vous vers le fleuve Vagai ou vous traverserez les quartiers des forgerons, libraires, bouchers, blanchisseurs qui vous ouvriront leurs portes en toute amitié.
Après cette bouffée d’oxygène, passez par le Tirumalai Nayak Palace, palais indo-mauresque construit en 1636 par un architecte Italie, abritant un petit musée. Enfin, nous ne saurions vous recommander d'aller jusqu'au bassin de Teppakulam, construit en 1645, relié à la rivière Vagai par des tuyaux, sur lequel est élevé un petit Temple qui reçoit lors d'un festival en février la visite de Shiva et Meenakshi Meenakshi. Sur le chemin de retour vers l'hôtel, arrêtez-vous sur un marché local, tout proche. Toutefois de par notre conception du voyage inclusif, Madurai reste pour nous l'occasion de ce qu'on appelle communément un "day trip"...

Jour 4 : Mercredi, MADURAI/RAMESHWARAM

Départ vers le golfe de Mannar et l’île sacrée de Rameshwaram, reliée au continent par un viaduc ferroviaire et le pont Indira-Gandhi, l'une des prouesses de la technologie indienne, inauguré par Rajiv Gandhi en 1988. Lieu hors du temps, surnommé la "Bénarès du Sud, c'est l'une des sept villes saintes de la religion Hindouiste. C’est ici que Rama est censé avoir vénéré Shiva. L'île à son extrémité, n'est qu'à 18 kms du Sri Lanka. Après un parcours de 172 km, soit env 3h00, nous séjournerons 2 nuits à l'hôtel Hyatt Place Rameswaram ou similaire.
Dès notre arrivée, premières visites des lieux en autorickshow pour après l'ascension de la colline où s'élève le petit temple Ghanda Madhana Parvatan assister au coucher de soleil sur la côte Est du Tamil Nadu. 
On y voit l'empreinte d'un pied du dieu Rama, l'un des avatars de Vishnu. A 3 km de la ville, il offre un beau panorama sur les environs.

Jour 5 : Jeudi, RAMESHWARAM

Une journée consacrée à la visite de la ville et ses environs. Dès le matin, sur les ghats, face à l'Océan indien, nous partagerons l'incroyable ferveur religieuse des pèlerins avant la découverte du temple de Ramanathaswamy. Visite du temple de Ramanathaswamy, l'un des sanctuaires majeurs de l'Inde du Sud. Superbe exemple de l'architecture dravidienne tardive, il est renommé pour ses quatre splendides corridors bordés de colonnes finement sculptées. Les fidèles attribuent des vertus particulières à ses 22 theertham (bassins), où ils se baignent, puis boivent l'eau. 
Visite du temple de Kothandaramaswamy dédié à Rama et situé à la pointe extrême de l'île. Il résista à la violence terrible du cyclone de 1964 qui détruisit la ville de Dhanushkodi, aujourd'hui abandonnée. Mais une balade sur le sable blanc en cette extrémité de terre, nous apporte loin du tumulte des villes les conditions idéales pour revisiter le Ramayana et l'épisode ou Hanouman vole au secours de Sita sur l'ile de Ceylan.  Entourée par la mer, sa situation est une véritable attraction touristique. 
Nous clôturerons ce magnifique parcours par un arrêt dans le port de pêche afin d'avoir une dernière vue du grand temple depuis la mer.

Jour 6 : Vendredi, RAMESHWARAM/CHETTINAD

Départ pour le Chettinad où plus précisément pour l'hôtel Saratha Vilas, 832 main road Karaikudi taluk, Kothamangalam, Tamil Nadu 630105, Inde , soit à 160 kms - env 3h10 de route (dirigé par un couple d'expatriés français). Le Chettinad correspond à une micro région comptant près de 74 villages, coincée entre Madurai, Trichy et Tanjore, au paysage à la fois aride et verdoyant, reflétant la prospérité de riches commerçants souvent reconvertis en banquiers au début du 20e siècle. De cette opulence ancestrale subsiste quelques palais et demeures Chettiar.  
Découverte de l'architecture chettiar dans ses demeures et palais, le fort de Thirumiyam et sanctuaire d'Ellangudipatti dédié à Ayannar (dieu Tamoul local, censé faire pleuvoir, protéger les enfants, le bétail, les villages, ses habitants, la nature ....). Nous passerons un long moment dans le bois sacré avec ses 100e de merveilleux chevaux de terre cuite. Nous visiterons une maison palatiale et un atelier de tisserands et de carreaux peints ornant les sols des palais de cette région sur mesure (unique au tamil Nadu).  Pour nous imprégner de ce décor de bollywood, nous visiterons le village de Kanadukathan à 15 km de l'hôtel pour y parcourir les rues ou palais et grandes demeures arborent leurs façades multicolores. 

Jour 7 : Samedi, CHETTINAD/TRICHY

Départ pour Trichy (tiruchirapally) ou plus précisément à l'hôtel Sangam ( à 6 km de l'aéroport), Collectorate's Office Road, Trichy, soit 121 km - env 2 h00 de route. Trichy est une ville singulière, bâtie à flanc d'un formidable piton rocheux qui domine la plaine à des kilomètres à la ronde. Elle est célèbre pour son Rock Fort qui servit de forteresse à tous les puissants de la région depuis la dynastie des Cholas au 5e siècle, un petit temple dédié à Ganesh, sa magnifique cathédrale, mais surtout le sanctuaire de Srirangam à 8 km du centre. 
Dès l'après midi, avant de s'attaquer aux 437 marches pour atteindre le petit temple dédié à Ganesh au sommet du piton rocheux qui acceuille la forteresse créée au 16ième siècle, visite de la cathédrale dont les jésuites originaires de Toulouse avaient apporté les plans soit disant de la basilique de Lourdes... Du haut de Rock Fort, un splendide panorama s'offre à vous sur la ville, la campagne et les gopurams de Srirangam. 

Jour 8 : Dimanche, TRICHY

Visite du temple de Srirangam (ou Ranganath Swami), véritable cité religieuse dédiée au dieu Vishnu et dotée sept enceintes concentriques pourvues de portes monumentales. Ce temple, chargé d'histoire et de légendes, serait vieux de mille ans selon les historiens, et reste l'un des lieux de culte les plus importants du Sud, avec celui de Madurai. Le coeur du temple, dans la dernière enceinte est réservée aux hindoues. Les trois premières sont occupées par des maisons d'habitation et un bazar animé où les échoppes alignent leurs étals de part et d'autre de l'allée.
Découverte à 20 km de Trichy du barrage Kallanai sur la rivière Kaveri dont la première construction remonterait à l'époque Chola et constituerait l'une des plus anciennes retenue d'eau de l'Inde. Sur le trajet le long du fleuve, parmi les plantations de bananeraies et de cannes à sucre, halte dans une fabrique de pains de sucre.

Jour 9 : Lundi, TRICHY/SWAMIMALAI/TRANQUEBAR

Départ pour Tranquebar où plus précisément l'hôtel The Bungalow on the Beach, 24 king Street, Tharangambadi,  soit à 148 km - env 3 h 35 de route, avec 1 point d'étape majeur à 79 km de Trichy (1h50 de route) qui manquera cette journée : la visite d'un atelier familial d'artisans bronziers à Swamimalay établis en ces lieux depuis le 17e siècle. A Swamimalay se perpétue la tradition de la fabrication de bronzes selon la technique millénaire de la cire perdue. 
Dans ce village, on y honore aussi Netra Vinayaka, un Ganesh réputé pour redonner la vue. Dès le déjeuner terminé, route est faite pour Tranquebar, ancien comptoir de commerce appartenant aux Danois qui y construisirent des fortifications. D'abord petit village de pêcheurs et de commerçants jusqu'à l'arrivée des Danois en 1620 qui y implantèrent le fort Dansborg (qui abrite aujourd'hui un petit musée). 
Tranquebar (Tharangambadi) est une toute petite ville sur la côte de Coromandel à quelques kilomètres de Karaikal, ancien comptoir français. La communauté danoise se met en place au cours des 17 et 18e siècles avec la construction d'églises, l'émission de pièces de monnaie, la traduction et l'impression de la Bible en tamoul. Tranquebar redevient indienne en 1947 après être passée dans les mains des Britanniques au 19e siècle. une des caractéristiques de la ville est l'architecture coloniale Danoise. Elle parait unique en son genre grâce à la forme architecturale, résultat d'une synthèse entre le danois et le tamoul pour s'adapter au climat tropical. 

Un endroit rêvé pour s'y reposer et admirer le levé de soleil sur l'immensité du Golfe du Bengale...

Jour 10 : Mardi, TRANQUEBAR/KILVELUR/TRANQUEBAR

Le principe des voyages dits "solidaires" garant de l'immersion auprès des populations consiste à consacrer une journée à des projets de développement d'initiatives locales. Dès lors ou le circuit passe à proximité des districts de Nagappattinam et Tiruvarur, nous nous arrêtons sur ceux portés par l'idep. 
Visite d'écoles soutenues par des ONG françaises depuis une 20e d'années, inauguration des dernières réalisations seront les composantes du planning de la journée souvent la plus riche en émotions. 
Bien qu'a 45 km de l'hôtel, il faut compter environ 1 heure 15 pour se rendre dans le village de Kilvelur, proche de Velankanni (plus grand site de pèlerinage chrétien au tamil nadu).

Jour 11 : Mercredi, TRANQUEBAR/GANGAIKONDACHOLAPURAM/PONDICHERRY

Départ pour l'hôtel The Promenade, 23 Goubert Avenue, Pondicherry (2 nuits), soit 172 km - env 3h50 de route, avec 1 point d'étape majeur qui manquera cette journée : la visite du site de Gangaikondacholapuram. Gangaikondacholapuram est à 69 km de Tranquebar et 103 de pondicherry. On y trouve un temple dédié à Shiva, important par sa taille qui malgré qu'il soit classé au Patrimoine mondial par l'Unesco au même titre que ceux de tanjore ou Darasuram reste peu visité par un tourisme de masse. Seuls les initiés véhiculés qui empruntent la route de Chidambaram à Tanjore en passant par Kumbakonam au prix d'un crochet au prix d'un détour se rendent dans ce village accessible par de magnifiques routes champêtres. Édifié au 11ième siècle au centre d'un jardin parfaitement entretenu, son architecture pyramidale se révèle particulièrement harmonieuse. Comme celui de Tanjore, de Darasuram il tranche avec ceux ornés de sculptures rappelant les multiples de scènes de la vie courante aux couleurs multicolores qui composent la majorité des paysages du Tamil Nadu.
Dans ce havre de paix un imposant Nandi protège l'entrée du Temple ainsi que l'énorme Lingam de 4 m représentant Shiva. 
Cette balade bucolique sonne la fin d'une déambulation paisible en milieu rural car il est temps de nous préparer à la vie trépidante d'une ville indienne, moins de deux heures nous séparant encore Pondicherry. En janvier 1673, un militaire français acheta au sultan de Bijapur, pour le compte de la Compagnie française des Indes créée par Colbert en 1654, un village du nom de Puducherry. Ainsi débutait l'épopée de la France "aux Indes", épopée aussi fugace que riche de rebondissements, et dont Pondicherry demeure le symbole.
Dès notre arrivée, balade à pied et en rickshaw dans les quartiers occupés autrefois par les français (ville blanche). On flâne aisément dans les rues de la" ville blanche", rebâtie au 18e siècle, allant à la découverte de l'architecture coloniale de cet ancien comptoir, ou l'ensemble des rues s'y coupent à angles droits et portent des noms français (le seul a avoir conservé un charme tout à fait particulier). Passage dans les rues aux noms évocateurs : Romain Rolland, La Bourdonnais ou avenue Goubert (un peu du 7e arr. parisien).  
Pour vous rendre au musée, vous traverserez la place du gouvernement, ancienne place d'armes de la ville coloniale où se trouve le Raj Nivas, palais du gouverneur, autrefois siège de la Compagnie des Indes. De là, vous poursuivrez vers la rue Damas ou s'élevait l'hôtel de ville aujourd'hui en ruine, et encore plus loin, vous découvrirez Notre Dame des Anges et la statue de Jeanne d'Arc. Ensuite, vous passerez devant les murs ocre de l'Alliance Française et le lycée français créé en 1826. Pour finir, en revenant vers notre hôtel "The Promenade", après être passé devant la statue de Gandhi, vous pourrez admirer le consulat général de France qui garde son charme authentique du 18e siècle (et c'est en voyant les drapeaux, européen et français, que vous penserez déjà à votre retour proche ...). 
En fin de journée, il est agréable de flâner sur la promenade en bord de mer (beach road), ou la population et marchands ambulants viennent y prendre le frais.

Jour 12 : Jeudi, PONDICHERRY

Une journée consacrée à la visite et au shopping, et pour goûter aux charmes de cette ville et ses contrastes. Pour rappel, l'existence de la cité remonte aux temps védiques, où elle s'appelait Vedapuri et y vivait le grand sage Agastya. En l'an 900, une université de sanskrit y avait élu domicile. Après la "ville blanche" de la veille, c'est l'exploration de la "ville noire" que nous vous proposons, avec comme objectif le "big market", l'église du Sacré Coeur de Jésus, sans oublier de passer à l'ashram de Sri Aurobindo (1872 - 1950) et le temple de Manakula Vinayagar ou l'éléphante en faction vous bénira contre quelques roupies. 
Sri Aurobindo, poète et philosophe bengali, fut un leader politique très actif dans le nouvement nationaliste en Inde au début du siècle dernier. A partir de 1910, il se fixe définitivement à Pondicherry et écrit des ouvrages qui connaîtront un large succès universel, concernant surtout la spiritualité. Il fonde un ashram en 1926 et se consacrera au domaine spirituel, son but étant d'aider l'homme vers sa réalisation pat les voies du Yoga. Sa compagne, Mira Alfassa 'appelée "la Mère", prend une part active dans cette aventure. Après la mort du Maître, elle assure la continuité des activités de l'ashram et poursuit concrètement son oeuvre de synthèse entre la spiritualité et la vie quotidienne. Tous les deux sont inhumés en ce lieu et de nombreuses personnes viennent s'y recueillir. Dans une utopie généreuse on doit à la "Mère" la construction d'Auroville, à quelques kilomètres de Pondicherry. C'est un architecte français, Roger Anger, qui conçut les plans futuristes de cette cité restée inachevée.

Jour 13 : Vendredi, PONDICHERRY/MAHALIPURAM/CHENNAI

Départ pour l'aéroport de Chennai (pour vol intérieur vers Bangalore), soit 150 km - env 3h10 de route, avec 1 point d'étape majeur qui manquera cette journée : la visite du site de Mahabalipuram (à 95 km de l'hôtel, prévoir 1h45 en passant par la côte).
Mahabalipuram, station balnéaire située sur la Côte de Coromandel, était ily a près de 2000 ans un port de mer connu des marchands phéniciens, arabes et grecs. Les Pallava laissèrent un héritage étonnant de temples monolithiques uniques taillés dans le roc, de grottes et de bas reliefs massifs et un temple côtier. Point de départ entre le 6e et le 9e siècles de commerçants hindous et bouddhistes, de prêtres, d'architectes, sculpteurs et autres savants vers les côtes de l'Asie du sud-est : les prototypes des grands temples khmers ou Javanais sont ici. Découverte des "Ratha", monolithes taillés et sculptés en forme de temples au 7e siècle, ainsi que le bas-relief représentant la "descente du Gange". Ce bas relief est réputé pour être le plus grand du monde (27 m x 12 m). Ce pan de rocher sculpté montre une foule d'animaux, d'êtres surnaturels, de gracieuses figures, de divinités aquatiques contemplant la descente du Gange, représenté par une cascade tombant du haut de la falaise. L'une des parties les plus magistrales et des plus connues représente un défilé d'éléphants. Avant de vous rendre au petit temple monolithe de Ganesh, vous passerez devant de belles sculptures d'éléphants veillés par un singe et un paon. Dans la grotte de Vahara est narrée la légende de l'avatar de Vishnou qui plongea au fond de l'océan pour rapporter la déesse terre engloutie lors du déluge. Le sanctuaire de Mahishasuramardini possède parmi les plus beaux bas-reliefs du site. Enfin, ne pas manquer le temple du Rivage, dédié à la fois à Shiva et Vishnou, existant depuis le 7e siècle, bâti sur la plage il subit les assauts des embruns et des vagues.
Reste plus qu'a regagner Chennai pour un vol vers Paris ...

Jour 14 : Samedi, CHENNAI/PARIS

Après 1 500 km, à 50 km/h de moyenne sur les routes du Tamil Nadu, la grande traversée du pays se termine. Avec une approche du Jaïnisme à Kalugumalai, du Christianisme à Trichy et Pondicherry, de l'Indouisme à Madurai, Rameshwaram, Trichy, Srirangam et Mahabalippuram et enfin du culte Ayannar au Chettinad, nous nous serons confrontés à l’Inde spirituelle traditionnelle qui guide tout indien au quotidien.

InDi

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