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jeudi 31 octobre 2019

Diwali : la puissance de la lumière sur les ténèbres

Célébrée au cours de la nuit la plus sombre de l'année, Diwali représente la victoire de la lumière sur les ténèbres, le triomphe du bien sur le mal, la domination de la vérité sur le mensonge. Diwali vient du mot sanskrit "deepavali", signifiant "rangée de lampes, de lumières" (dipa avali). Fête populaire très importante pour les hindous, elle peut être comparée à notre Noël occidental, car c'est aussi l'occasion de s'offrir des cadeaux, des friandises et de tirer des feux d'artifices. C’est certainement la fête hindoue la plus gaie après holi, la fête des couleurs marquant la fin de l’hiver et le début du printemps célébrée au cours de la pleine lune du mois de Phâlguna (février-mars). Diwali célèbre aussi la victoire de Rāmā sur le démon Ravana qui avait enlevé Sita, son épouse. Avec l'aide de son frère Lakshmana et du dieu singe Hanuman, Rāmā put délivrer sa belle des mains du roi démoniaque Ravana de Lanka (depuis Rameshwaram) et envisager son retour sur le trône. Leur épopée est raconté dans le Ramayana et nous fascine toujours autant, notamment lorsque nous séjournons à Rameshwaram. La légende raconte qu'à leur retour au royaume d'Ayodhya, il faisait nuit noire et afin qu'ils retrouvent leur chemin, les villageois disposèrent des lampes à huile sur les bords des routes et des bâtiments. Si dans l'ouest de l'Inde, on fête à cette occasion Ganesh et Lakshmi (la déesse de la prospérité); dans le sud, on fête Krishna, vainqueur du démon Narakasura. Période considérée comme le début de la nouvelle année hindoue (au Nord), on en profite pour porter de nouveaux vêtements pour accueillir Lakshmi (la déesse de la prospérité), pour repeindre les façades des maisons et organiser des feux d'artifice symbolisant la victoire du bien sur le mal. Diwali prolonge la fête de Dussehra qui a lieu 20 jours avant, ou de grandes effigies de Ravana sont brulées lors des festivités (célébrant la victoire de Rāmā sur le démon). Les festivités durent cinq jours, et le troisième, le plus important (Bari Divali) est consacré à la déesse Lakshmi. Ce troisième jour est aussi le dernier de l'année du calendrier hindou Vikram utilisé dans le nord de l'Inde. Dans l'Inde du Sud, Diwali ne coïncide pas avec le début de la nouvelle année, car un autre calendrier est utilisé, le calendrier Shalivahana. La date de Diwali est fixée selon les calendriers hindous traditionnels dérivés de l'antique calendrier védique : le Vikram au Nord et le Shalivahana au Sud (le Nouvel An correspondant au quatrième jour des fêtes). A l'occasion de Diwali, jeunes, enfants, vieux, riches et pauvres, hindous, sikhs et jaïns revêtent des vêtements traditionnels achetés pour l'occasion, échangent des sucreries dans une ambiance de feux de Bengale, de pétards sous un ciel illuminé par des feux d'artifices, cela malgré un rattachement à des valeurs symboliques et références historiques souvent différentes. Les maisons, bureaux, commerces et rues sont embellis et illuminés de millions de lampes pour séduire la déesse et s'attirer sa bénédiction, voire recevoir la promesse d'une prospérité future (le lendemain marquant le début de la nouvelle année). Enfin, moins poétique et exotique, le paradoxe de cet évènement festif et lumineux qui se retrouve noirci par les travers de ce qu'une grande fête nationale commerciale et polluante peut engendrer. La fête des lumières de Diwali est aux commerces d'Inde ce que la haute saison de Noël est à leurs équivalents occidentaux : l'époque où les gens offrent des cadeaux autour d'eux et font toutes sortes d'excès, le moment de toutes les extravagances avec ses 100e de millions de lampes allumées, ses feux artifices répandant sur ses mégapoles de fines particules toxiques dans un air déjà pollué, irrespirable.
Toutefois, Diwali reste une magnifique fête à forte symbolique et à ce titre, nous renouvelons à la famille de Siva Kutty à Orathur au Tamil Nadu (photo) et à celle de Deepak à Vanarasi dans l'Uttar Pradesh un "happy diwali 2019" (vidéo).
InDi

mercredi 23 janvier 2019

Est-ce la lecture du Ramayana qui nous a conduit à Rameshwaram ou la quête du lacher prise absolu ...

Parce que le Râmâyana reste parmi l'épopée mythologique hindoue le texte fondamental de l'hindouisme, il a suscité en nous cette envie d'aller à la rencontre des points d’étapes qu'ont marqué l'exil de Râma et Sitâ, soit un voyage du nord au sud de l'Inde, d'Ayodhya à Rameshwaram. Cette épopée, si vous ne la connaissez pas encore, raconte la naissance de Râma, septième avatar de Vishnou, son union avec Sitâ, l'enlèvement de cette dernière puis sa délivrance des mains du roi démoniaque Ravana de Lanka depuis Rameshwaram avec l'aide d'Hanuman et le retour de Rama sur le trône. Sur les traces des pieds de Râma, afin de fouler à notre tour cette terre sacrée comme le font les indiens par millions, nous nous rendons comme à chaque fois que nous sommes dans le sud du Tamil Nadu, sur l'île de  Rameshwaram reliée au continent par un viaduc ferroviaire et le pont Indira-Gandhi, l'une des prouesses de la technologie indienne, inauguré par Rajiv Gandhi en 1988. Lieu hors du temps, surnommé la Bénarès du Sud, c'est l'une des sept villes saintes de la religion Hindouiste. C'est ici que Râma est censé avoir vénéré Shiva pour être absous du péché de meurtre du démon Ravana (en fait, arrière petit-fils d'un brahmane descendant de Brahma). L'île en son extrémité, n'étant qu'à 18 kms du Sri Lanka, la construction d'un pont entre l'Inde et Ceylan pour sauver Sitâ des griffes de Râvana avec l'aide du dieu singe Hanumân prend alors tout son sens. Dès notre arrivée, premières visites des lieux en autorickshow pour après l'ascension de la colline où s'élève le petit temple Ghanda Madhana Parvatan assister au coucher de soleil sur la côte Est du Tamil Nadu. On y voit l'empreinte d'un pied du dieu Rama, l'un des avatars de Vishnu. A 3 km de la ville, il offre un beau panorama sur les environs et la brise y est agréable lorsqu'on vient de traverser les plaines chaudes du Tamil Nadu. Les hindous disent que tout pèlerin qui s'est rendu à Bénarès se doit, au moins une fois dans sa vie, d'aller également à Rameshwaram, et réciproquement. Rameshwaram reste donc un important centre de pèlerinage et les pèlerins qui traversent l'Inde ont pour habitude de ramener de l'eau du Gange pour la déverser en ce lieu sacré (et vice versa).
Assis sur les ghâts, face à l'océan et aux côtes sri-lankaises, nous regardons des heures entières une foule pleine de dévotion s'immergeant en famille dans les eaux sacrées, abandonnant leurs vieux vêtements souillés pour en revêtir de nouveaux avant de se précipiter au temple Ramanathaswamy. Cette partie de la ville que nous affectionnons grouille de vie et de couleurs venues de tout le pays. Dans le brouhaha fait de cris et de prières proposées par les brahmanes aux pèlerins, de processions, nous nous laissons envahir par une forme d'exubérance de bruits et senteurs, nous faisant oublier toute notion du temps qui passe, nous conduisant à un bien-être, à un lâcher-prise total, voire à perdre nos repères telle une anesthésie générale. Dès l'apparition du soleil, Shivaïstes et Visnouïstes, pour notre plus grand plaisir, se rassemblent en familles sur cette plage pour toutes sortes de rituels et prières avant de se diriger vers le temple. C'est donc dès le matin, sur les ghâts,que nous partagerons l'incroyable ferveur religieuse des pèlerins avant la découverte de l'immense temple de Ramanathaswamy.
Il faut à minima une journée dédié à la visite de la ville, de l'île et ses environs, si vous restez maitre du temps. Le choix de ce lieu pour adorer le dieux Shiva est relaté dans une légende qui explique que pour se faire pardonner du meurtre du démon Ravana, Râma voulu élever un sanctuaire. Pour cela, il demanda à Hanuman, le dieux singe, de ramener un lingam (symbole de Shiva) du Mont Kailash. Mais comme ce dernier tardait à accomplir sa mission et que la période astrologique favorable à l'installation du symbole passait, Sîta créa un lingam avec du sable (principe identique à Kanchipuram ou c'est Parvati qui réalisa le lingam). Lorsque Hanuman revint avec le lingam et qu'il vit celui réalisé par Sîta avec du sable (les pèlerins en font autant aujourd'hui sur les ghâts), il fut vexé. Pour le consoler, Râma ordonna que tous les rituels seraient effectués en premier sur le lingam ramené par Hanuman et cette tradition perdure encore au sein du temple de Ramanathaswamy. Lors de la visite du temple de Ramanathaswamy, l'un des sanctuaires majeurs de l'Inde du Sud, on est frappé par ce superbe exemple de l'architecture dravidienne tardive, renommé pour ses quatre splendides corridors bordés de colonnes finement sculptées. Les fidèles attribuent des vertus particulières aux 22 theertham (bassins), où ils se baignent, y boivent l'eau et en ramènent.
Il ne faut pas oublier de visiter le temple de Kothandaramaswamy dédié à Râma, situé à la pointe extrême de l'île. Il résista à la violence terrible du cyclone de 1964 qui détruisit la ville de Dhanushkodi (le tsunami de 2004 y rasant les derniers vestiges), aujourd'hui abandonnée et faisant figure de ville fantôme envahie par des marchands ambulants. 
Mais une balade sur le sable blanc en cette extrémité de terre, nous apporte loin du tumulte des villes les conditions idéales pour revisiter le Ramayana et l'épisode ou Hanouman vole au secours de Sitâ sur l'ile de Ceylan. Les îlots de sable blanc qui subsistes, aux yeux des hindous constituent les vestiges du pont construit par Hanuman et son armée de singes pour permettre à Râma de traverser. Entourée par la mer, sa situation qualifiée de destination du bout du monde, aujourd'hui accessible par une route est une véritable attraction touristique (pèlerins indiens en majorité). Les paysages y sont fantastiques : dunes, huttes en feuilles de palme, sable fin, aigles et mer turquoise ...
Nous clôturons à chaque fois ce magnifique voyage dans le Râmâyana par un arrêt dans le port de pêche afin d'avoir une dernière vue du grand temple depuis la mer. Vous l'aurez compris, dans cette ville peu touristique, il y règne une atmosphère de petit Bénarès du sud, sans les crémations publiques! Tout hindou souhaite y prier, s'y purifier au moins une fois dans sa vie, simplement parce que Râma y est allé aussi s'y purifier du meurtre de Ravana qui lui avait volé son épouse. Comme à chaque fois, c'est avec regret que nous quittons ce magnifique site que nous affectionnons tout particulièrement, qui nous invite à l'évasion, au rêve...
InDi

jeudi 9 août 2018

Sur le chemin d'une légende au nord ouest du Tamil Nadu

Pas de tour operator pour vous y amener et nous en sommes heureux, car ainsi seuls des initiés, respectueux de l'inde du passé pourront s'y risquer, cela en toute quiétude. Plusieurs années, lorsque nous passions du temps à Yercaud pour sa fraicheur et à Hogenakkal (sur la Kaveri), nous nous arrêtions à Theerthamalai, à 67 Km de Dharmapuri (soit 1h30 de route) pour nous purifier dans les 5 sources que Râma fit jaillir de la montagne. La légende dit que celui-ci, voulant purifier Shiva de ses pêchers à la suite de la guerre qu'il avait menée contre le démon Ravana, demanda à Hanuman d'aller chercher de l'eau dans le Gange. Mais Hanuman tardant, Râma décocha une de ses flêches dans le rocher qui fit jaillir les 5 sources. Hanuman revenant bien plus tard, déposa l'eau à Hanumanthathirtham : d'où une 6e source à environ 16 kilomètres des 5 premières, au centre d'une rivière.
On arrive à Theerthamalai depuis Harur (15 km) si on vient de Dharmapuri et c'est à la sortie du village que nous garons notre ambassador, à proximité d'un magnifique Nandi. Pieds nus, lestés uniquement d'eau et de petits bâtons (afin d'écarter les singes un peu trop entreprenants), nous passons devant plusieurs Sâdhus pour gravir à flanc de montagne, en sous bois, l'unique chemin d'environ 2 Km (avec plusieurs 100e de marches) qui nous mène au Temple aux 5 sources. Tous les rituels y sont en libre accès, sans brahmanes, et sources après sources nous nous versons de l'eau sur la tête afin de nous expier d'éventuels pêchers encore en nous (prévoir un change).
Pour visionner ce lieu hors du commun, une vidéo en Tamoul ci-après :
(pour un aperçu de ce que nous avons vécu, ouvrez-le par un simple clic ou rendez-vous sur la rubrique j'ai sélectionné ces vidéos)
InDi

lundi 25 juin 2018

Râma 2020 ou la découverte d'une inde traditionnelle pas à pas !

Râma 2020, se veut nous mettre sur une partie du chemin du Ramayana relatant les exploits héroïques du roi mythique de l'inde antique (2000 ans av. JC) ou Râma, 7e avatar de Vishnou, apparait comme l'homme parfait. Pas à pas, pendant 14 jours d'immersion dans l'Inde rurale, ou nous vous garantissons des paysages et des rencontres aussi diversifiées que le sont les 3 Etats du sud de l'inde que nous allons parcourir (Karnakata, Kerala et Tamil Nadu). Râma 2020 nous confronte à l’Inde spirituelle traditionnelle qui souvent nous surprend par ses excès, son côté inclusif dans le quotidien et dont la visite de certains lieux sacrés livrent les secrets de sa longévité religieuse, puisque pratiquée depuis 3500 ans de la même manière … A côté de cela, en cette partie de l'inde qui a gardé toute son authenticité, quelques beaux exemples de biodiversité pour vous ressourcer, tels les contreforts des Ghats occidentaux ou les routes traversent les forêts avec la présence d’une faune sauvage pleine de surprises, sans oublier la côte tropicale de Malabar. Le tout couronné d'un trajet très pittoresque dans les montagnes inaccessible par les routes avec le Nilgiri Mountain Railway, les plages de palmiers, les backwaters et enfin la côte ouest avec l'ile de Pamban. Nous passerons aussi par le Cap Comorin ou Kânyâkumâri (le cap de la jeune fille) y est la ville la plus méridionale de l'inde, point d'orgue de 3 mers (océan indien, mer d'Oman et golfe du Bengale).
Le fil rouge de ce voyage sur mesure consiste à parcourir les paysages d'une jungle montagneuse (zones aux plus fortes concentrations d'animaux sauvages), de plantations d'épices, de thé, d'hévéas, de rizières verdoyantes et de backwaters de la côte ouest . Si Rudyard Kipling ne l'avait fait, c'est en cet endroit que nous écririons le "Livre de la Jungle".
(Pour un affichage des visuels dans de bonnes conditions : clic droit sur la photo, puis ouvrez le lien dans une nouvelle fenêtre, vous pourrez ainsi l'agrandir selon vos désirs)
Jour 0 : Samedi, départ de Paris pour Bangalore, arrivée à l'Hôtel Vivanta By Taj (ou similaire) MG Road, Bangalore, 41/3, MG Road, yellappa Garden, Karnataka 560001, Inde (33 km de l'aéroport - 45') pour quelques heures de sommeil et ainsi premier réveil en terres indiennes.

Jour 1 : Dimanche, BANGALORE/SRAVANABELAGOLA/DUBARE

Départ pour Dubarre (Hôtel Purple Palms Resort and Spa Coorg ou similaire), post, Guddehosur, BM Rd, Bollur Village, Kushalnagar, Karnataka 571234, Inde), soit 255 km - env 5 heures de route. Une première étape dans cette magnifique région de Coorg, inscrite au patrimoine mondial de l'humanité.
Point d'étape : Sravanabelagola, arrêt de 3 heures dans ce haut lieu Jaïns, situé à 145 km de l'Hôtel Vivanta ByTaj de Bangalore - soit à 2h30 de route. Reste environ 110 km à parcourir pour arriver à destination (env 2h30 encore). Déjeuner végétarien sur place au restaurant Raghu (pour premier thali).
Evènement principal de la journée : Sravanabelagola, célèbre pour sa statue du saint jaïn Gomateshvara, vielle de plus de 1000 ans et sculptée dans un seul bloc de 17 m, perchée en haut de 612 marches. Alors que ses pieds sont lavés tous les matins, son corps l'est tous les 12 ans lors d'une Kumbh Mela rassemblant plusieurs millions de personnes (la dernière ayant eu lieu en 2018).
 

Jour 2 : Lundi, DUBARE/MYSORE

Avant le départ pour Mysore (Hôtel Sandesh The Prince ou similaire), soit à 130 km - env 3 h de route, 2 points d'étapes majeurs manqueront cette journée : un bain dans la Kavery avec des éléphants semi-sauvages puis un arrêt à Bylakuppe au Golden temple du monastère de Namdroling. Une approche du boudhisme après le jaïnisme de la veille.
Point d'étape 1 : la vie des éléphants les plus protégés de l'inde, dès 8h du matin, traversée à gué du fleuve sacré, la Kavery pour 3 heures de contact avec la nature, d'activités avec des éléphants en semi liberté (bain, brossage et nourriture des pachydermes). 
Point d'étape 2 : Bylakuppe, ce village est à l'origine un camps de réfugiés tibetains. Créé en 1970, il est la plus grande enclave tibétaine en Inde. Le village s’est considérablement étendu et compte plusieurs milliers de moines. Découverte du Golden temple du monastère de Namdroling et de la grande institution
monastique éducative de Séra. Une promenade dans le village sera l'occasion d'un vrai dépaysement et d'une rencontre avec la culture tibétaine et son architecture singulière. Nous y déjeunerons et apprécierons les  "momo", fameux raviolis tibétains.

Arrivée à Mysore, capitale éphémère du Karnataka située à 800 m d'altitude et réputée pour son climat agréable, ses soieries, la fabrication artisanale de l'encens et objets de bois de santal.

Jour 3 : Mardi, MYSORE

Une journée consacrée à Mysore et ses alentours. Avec la visite du Devaraja Market , la colline de Chamundi, tout comme le “Mysore palace” et l’excursion au village de Somnathpur (à 35 km à l'est) où s'élève le magnifique temple de Keshala dédié à Vishnou, bâti au XIIIe siècle. 
Déjeuner royal dans l'imposant palais Lalitha Mahal bâti en 1920 pour accueillir les hôtes de marque du maharaja.

Jour 4 : Mercredi, MYSORE/OOTY/COIMBATORE (découverte du Tamil Nadu)

Départ matinal pour Coimbatore à l'Hôtel Radisson Blu (à 36 km de la gare de Mettupalayam -1h15 par la route), soit 126 km de route pour arriver à la gare d'Ooty et 36 km jusqu'à l'hôtel - env 4h15 au total, sans compter les 3 heures de train avec le Nilgiri Mountain Railway. 
Point d'étape : Ooty, après un trajet de 3 heures en traversant la réserve animalière de Mudumalay (frontière entre le karnataka et le Tamil Nadu), suivi de la région des Todas (peuple tribal vouant une adoration aux buffles), arrêt de 2 heures pour déjeuner dans la station climatique d'Ooty perchée à 2250 m. Point de départ du périple ferroviaire avec le petit train à vapeur pour atteindre la vallée plus chaude du Tamil Nadu. Cette région est réputée pour la magnificence de ses paysages entre forêts d'eucalyptus, plantations de thé, fleurs et cascades.
Evènement principal de la journée : Le Nilgiri Mountain Railway, célèbre petit train, à vapeur, qui relie Ooty à Mettupalayam. Trajet très pittoresque inaccessible par la route, sur les voies étroites qui sillonnent au coeur des montagnes à quelques km par heure. Il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2005.

Jour 5 : Jeudi, COIMBATORE/KOCHI (découverte du Kerala)

Départ très tôt pour Cohin (Kochi) au Kerala, à l'Hôtel Old Ligth House Bristow, soit 214 km en passant par Palakkad - env 5h30 de route. Après midi consacrée à découvrir le coeur historique de la presqu'ile de l'ouest : Fort Cochin - Mattancherry. Nous y visiterons la synagogue fondée en 1568, l'église Saint Francis (ou Vasco de Gama fût enterré) et dès que nous aurons immortalisé le coucher de soleil sur les impressionnants filets de pêche chinois, nous irons assister à un spectacle de Kathakali.
Déjeuner à Koder House, ancienne demeure de la famille Koder, importante famille juive de Cochin. La maison construite sur l'emplacement d'une villa portugaise, a été conçue en europe et les matériaux expédiés par bateau. L'architecture mêle les styles portugais, hollandais et keralais avec des influences chinoises.

Jour 6 : Vendredi, KOCHI/ALAPPUZZHA/QUILON

Départ pour l'Hôtel Raviz Resort and Spa, Thevally Bridge, Kollam - Elamballoor Rd, Palace Nagar, Thevally, Mathilil, Kerala 691601, Inde, soit 135 km - env 3h30 de route. Un point d'étape majeur à Alappuzha, à 60 km de Cochin - env 1h30 de route, pour flâner sur les back waters. Déjeuner à bord du bateau.
Point d'étape : Alappuzha, après un trajet d'une heure et demie par la route, nous emprunterons des embarcations qui pendant 6 heures nous permettrons de découvrir les canaux, lagunes, petits villages uniquement accessibles par voies navigables, où la flore et la faune y sont exceptionnelles.

Jour 7 : Samedi, QUILON/KANYAKUMARI (retour dans le Tamil Nadu)

Départ pour l'hôtel Sparsa 6/112 B, Beach Road, Near Sunset point, Kanyakumari, Tamil Nadu, soit 170 km - env 4h30 de route. Kânyâkumâri (le cap de la jeune fille), plus connue sous le nom de Cap Comorin, constitue l'extrême pointe sud de l'inde et est le point de rencontre de la mer d'Oman, du Golfe de Mannar et de l'Océan Indien. Si le temps le permet (heure de départ), visite sur le trajet du palais du 16e siècle de Padmanabhapuram (Tamil Nadu).
Lieu idéal pour admirer levers et couchers de soleil sur ces 3 mers qui s'y rencontrent. L'immense et imposante statue représentant Thiruvallavar, poête du 1er siècle av. J-C, unanimement vénéré par les indiens reste le cliché omniprésent des voyageurs qui déposent leurs valises en ce magnifique lieu. Les cendres de Gandhy y furent aussi répandues et un mémorial s'y visite.

Jour 8 : Dimanche, KANYAKUMARI/RAMESHWARAM

Départ vers le golfe de Mannar et l’île sacrée de Rameshwaram, reliée au continent par un viaduc ferroviaire et le pont Indira-Gandhi, l'une des prouesses de la technologie indienne, inauguré par Rajiv Gandhi en 1988. Lieu hors du temps, surnommé la "Bénarès du Sud, c'est l'une des sept villes saintes de la religion Hindouiste. C’est ici que Rama est censé avoir vénéré Shiva. L'île à son extrémité, n'est qu'à 18 kms du Sri Lanka. Après un parcours de 310 km, soit env 5h30, nous séjournerons 2 nuits à l'hôtel Hyatt Place Rameswaram ou similaire.
Dès notre arrivée, premières visites des lieux en autorickshow pour après l'ascension de la colline où s'élève le petit temple Ghanda Madhana Parvatan assister au coucher de soleil sur la côte Est du Tamil Nadu. 
On y voit l'empreinte d'un pied du dieu Rama, l'un des avatars de Vishnu. A 3 km de la ville, il offre un beau panorama sur les environs.

Jour 9 : Lundi, RAMESHWARAM

Une journée consacrée à la visite de la ville et ses environs. Dès le matin, sur les ghats, face à l'Océan indien, nous partagerons l'incroyable ferveur religieuse des pèlerins avant la découverte du temple de Ramanathaswamy. Visite du temple de Ramanathaswamy, l'un des sanctuaires majeurs de l'Inde du Sud. Superbe exemple de l'architecture dravidienne tardive, il est renommé pour ses quatre splendides corridors bordés de colonnes finement sculptées. Les fidèles attribuent des vertus particulières à ses 22 theertham (bassins), où ils se baignent, puis boivent l'eau. 
Visite du temple de Kothandaramaswamy dédié à Rama et situé à la pointe extrême de l'île. Il résista à la violence terrible du cyclone de 1964 qui détruisit la ville de Dhanushkodi, aujourd'hui abandonnée. Mais une balade sur le sable blanc en cette extrémité de terre, nous apporte loin du tumulte des villes les conditions idéales pour revisiter le Ramayana et l'épisode ou Hanouman vole au secours de Sita sur l'ile de Ceylan.  Entourée par la mer, sa situation est une véritable attraction touristique. 
Nous clôturerons ce magnifique parcours par un arrêt dans le port de pêche afin d'avoir une dernière vue du grand temple  depuis la mer.

Jour 10 : Mardi, RAMESHWARAM/MANORA BEACH/KUMBAKONAM/MANTRAVEPPATHUR

Départ pour nouveau camp de base, au Mantra Veppathur, Kumbakonam, N°1 Bagavathapuram Main Road Extension, 536 537 A Sri Sailapathipuram Villag, Veppathur, Kumbakonam, soit 265 km , env 5h15 par la route.
Point d'étape : Manora Beach, après env 3 h de route, soit 173 km, nous nous arrêterons pour visiter  un fortin dans le village Sarabendrarajanpattinam. Ce monument fut construit par Sarfoji maharaj au cours du 19e siècle en reconnaissance de la victoire anglaise contre l'armée de Napoléon (séquence humour !).

Jour 11 : Mercredi, MANTRAVEPPATHUR/ORATHUR/KILVELUR/MANTRAVEPPATHUR 

Journée consacrée aux projets portés par l'idep dans les districts de Nagappattinam et Tiruvarur, garante de l'immersion auprès des populations locales. Visite d'écoles soutenues par les ONG françaises depuis une 20e d'années, inauguration des dernières réalisations seront les composantes du planning de la journée la plus riche en émotions. Bien qu'a 69 km de l'hôtel, il faut compter environ 2 heures pour se rendre dans le village d'Orathur, proche de Velankanni (plus grand site de pèlerinage chrétien au tamil nadu).

Jour 12 : Jeudi, MANTRAVEPPATHUR/CHETTINAD

Départ pour le Chettinad, l'hôtel Chidambara Vilas à Kadiapatti, soit 140 km - env 2h45 (objectif, y arriver avant 16h pour prendre possession des lieux et se préparer au spectacle prévu avant le repas). Sur la route, deux arrêts agrémenteront la matinée (jusqu'au déjeuner).
Point d'étape 1 :  Swamimalai, visite d'un atelier de bronzier à 13 km soit 20' env de route.
Point d'étape 2 : Darasuram, nous nous rendrons sur le site de Darasuram à 6 km de Swamimalai, soit 10' de route.  Ce temple dédié à Shiva fut édifié par le roi Chola Rajaraja chola II entre 1150 et 1175.
Après le déjeuner, départ pour le Chettinad qui correspond à une micro région comptant près de 74 villages, coincée entre Madurai, Trichy et Tanjore, au paysage à la fois aride et verdoyant, reflétant la prospérité de riches commerçants souvent reconvertis en banquiers au début du 20e siècle. De cette opulence ancestrale subsiste quelques palais et demeures Chettiar que nous visiterons le lendemain.
Évènement principal de la journée : un spectacle privé de Bharata Natyam, danse classique originaire du sud de l'inde, notamment du Tamil Nadu. Elle était autrefois exclusivement réservée aux hommes, et liée aux pratiques religieuses. Danse de soliste, son apprentissage est très difficile et long. Elle est aujourd'hui enseignée aux jeunes filles, mais est restée ouverte aux garçons.

Jour 13 : Vendredi, CHETTINAD

Une journée consacrée au Chettinad (voir la brève consacrée à cette micro région).
P
oint fort de la journée : Le sanctuaire d'Ellangudipatti,
situé en pleine nature, il est dédié à Ayannar, dieu Tamoul local, censé faire pleuvoir, protéger les enfants, le bétail, les villages, ses habitants, la nature ... Nous nous rendrons dans un bois sacré ou l'allée principale est bordée de 100e de chevaux en terre cuite.


Tout en découvrant l'architecture Chattiar, nous nous rendrons à Tirumayam Fort ainsi que dans le village de Kanadukathan à 15 km de l'hôtel pour y parcourir les rues ou palais et grandes demeures arborent leurs façades multicolores. Un moyen aussi d'approcher quelques richesses artisanales comme la fabrication des carreaux peints uniques en cette partie du Tamil Nadu ainsi que des ateliers de tisserands sur soie.  

Jour 14 : Samedi, CHETTINAD/MADURAI/CHENNAI/DUBAI

Matinée farniente à l'hôtel avant le départ (10h30) pour l'aéroport de Madurai pour un vol intérieur (IndiGO 14h30) jusqu'à Chennai, soit 104 km de route - env 2h00. 
Cet ultime trajet vers l'aéroport en car permettra de garder comme souvenir ces dernières images de ce territoire grand comme 3 départements français dont le trésor qu'il recèle n'est autre qu'une dizaine de  milliers de maisons palatiales aussi colorées qu'extravagantes .

Jour 15 : Dimanche, DUBAI/PARIS

Arrivée à Dubai du vol en provenance de Chennai à 0h30 et départ à 4h05 pour Paris (arrivée à 9h25).

Après 2300 km, à 50 km/h de moyenne sur les routes de 3 Etats du sud de l'inde, Râma 2020 se termine. Avec une approche du Jaïnisme à Sravanabelagola, du Bhoudisme à Bylakuppe, des Todas à Ooty, du Christianisme à Cochin, de l'Indouisme à Rameshwaram et du culte Ayannar au Chettinad, nous nous serons confrontés à l’Inde spirituelle traditionnelle qui guide tout indien au quotidien.  
InDi

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